plumencre :: Le poète marocain Rachid Ennasiri répond aux questions d'Ulrich Talla Wamba

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Poète marocain Ennasiri Rachid - Droits réservés. 1er lauréat du concours international "KAMEROON festi-jeunesse de Littérature"

propos recueillis par Ulrich Talla Wamba, pour le magazine littéraire "CLIJEC, le Mag' "

Bonjour monsieur Ennasiri Rachid et merci d’avoir accepté de répondre à nos questions pour le compte du Magazine mensuel littéraire, « CLIJEC, le Mag’ ». Vous êtes le premier lauréat du « KAMEROON Festi-jeunesse de Poésie » qui a été récemment organisé au Cameroun. S’il fallait vous présenter brièvement à nos lecteurs et internautes, que diriez-vous ? Comment avez-vous connu le concours ?

Du Maroc un grand Bonjour à toute l’équipe «CLIJEC, le Mag», je vous remercie et je vous souhaite un très bon courage dans votre parcours. Je suis Rachid Ennassiri, fils d’héritage Amazigh au Maroc, un auto-entrepreneur en étude et installation des systèmes solaires, quelqu’un qui cherche à promouvoir la culture et toutes les formes de l’art au service de la protection de l’environnement et la sensibilisation sur les changements climatiques.

Je suis tellement fier d’avoir être primé le 1ér lauréat de ce concours «KAMERON Festi-jeunesse de poésie» que j’ai connu à travers mes recherches sur internet.

Quelles ont été vos impressions et/ou émotions après la décision du Jury de cette année, vous annonçant, lauréat ?

Je suis très content et fier d’avoir transmis une certaine profondeur de votre part de ce poème intitulé «La pluie» en langue Amazigh «Anzar», ce que je peux dire même si les frontières séparent les peuples, cependant que toutes les formes d’art et parmi eux la poésie pourront retisser des liens d’amitié, de tolérance et de paix entre nous tous.

S’il vous fallait cher Rachid, donner à votre sens, une définition de la « poésie », que proposeriez-vous ?

Comme ils disent toujours aucune définition de la poésie ne  satisfait vraiment le poète,  pour moi la poésie, c’est ce que  j’écris instantanément et surtout spontanément, la poésie c’est le miroir qui reflète une telle situation vécue soit par le poète par quelqu’un d’autre.

J’écris de la poésie en se basant sur des images, d'en restituer l'émotion première. A chaque fois quand j’écris de la poésie, une nouvelle respiration se fait jour, une ouverture se manifeste, un univers particulier se dévoile.

En bref la poésie vaut plus mieux qu’un discours politique vide.

Votre texte a été spécialement retenu pour sa richesse stylistique et son attrait imagé, selon les membres du Jury. Quelle réponse donneriez-vous à toutes les personnes qui mystifient de plus en plus ce genre littéraire ?

Je ne rate pas l’occasion premièrement pour remercier les membres du jury sous la présidence de  l'écrivain et Chercheur Paul Sorey, qui m’ont primé le prix de cette 2éme édition.

Effectivement, car je suis né dans un entourage riche et diversifié en termes des paysages naturels, ce qui influence inconsciemment sur mes écris en général, par conséquent je suis enthousiaste d’inviter tous les jeunes poètes d’écrire sur ce qu’on voit et surtout sur ce qu’on vit, à chaque fois quand vous voulez écrire un poème essayez d’amener avec vos plumes une certaine profondeur, d’être à ma manière un poète de la condition humaine en faisant s'entrecroiser des tranches de vie, des états d'âme, des mosaïques de sentiments, de sensations, de vertiges, d'élans vers le ciel ou l'abîme.

Avez-vous un amour singulier pour la lecture ? Si oui, que lisez-vous ? Combien de livres, lisez-vous par semaine ?

Oui j’admire beaucoup la lecture, en totalité je lis 2 livres par semaines, je lisais des livres sur l’histoire d’Afrique surtout, sur les traditions ancestrales du peuple africain et aussi je lisais de la poésie d’autres poètes.

Quelle peut (ou doit) être la place des langues locales dans les littératures africaines ? Quel peut être votre coup de gueule en direction des organes décisionnels en la matière sur le continent ?

Je vais vous donner l’exemple de la langue Amazigh (berbère) qui est la langue des pays de nord d’Afrique, même si y a partout des gouvernements en nord d’Afrique qui commencent à marginaliser cette culture, à faire enterrer cette civilisation, malgré ces tentatives la langue Amazigh restera forte avec son histoire.

Aujourd’hui c’est à la jeunesse de travailler partout ce qui concerne notre identité, sentiments forts et d’idées fortes là on évolue, en tous cas y a du bon et du mauvais comme partout d’ailleurs et maintenant avec la mondialisation il faut qu’on soit vigilants car elle est une vraie menace pour notre culture.

Deux ou trois grands noms des littératures africaines que vous admirez…Qu’est-ce qui les distingue des autres ?

Moha Souag, Zaid Ouchna, ces deux écrivains sont de ma région, ils ont pu tracer leur parcours autodidacte et je suis tellement influencé de leur écris et Léopold Sendar Senghor comme étant l’un des poètes les plus doués d’Afrique.

Avez-vous des idoles parmi la grande famille littéraire africaine ? Si oui, lesquels ?

Comme réponse clair non, j’ai une profonde volonté de les savoir, de lire sur leur parcours littéraire, et sans ca va m’aider à m’inspirer plus.

Songez-vous souvent à faire une carrière dans l’écriture ? Pourquoi ?

Consciencieusement c’est un peu loin, j’ai ma carrière propre, et en parallèle l’écriture pour moi c’est un loisir dont je me défoule de la vie quotidienne, j’ai commencé à écrire des essais, des scénarios que j’espère bien publier dans l’avenir proche.

Quelles sont vos rêves et souhaits très cher lauréat ?

Mon rêve c’est d’aller découvrir ce monde dont je suis né, vivre des moments de paix, de tolérance avec les autres peuples

Un dernier mot à l’endroit de nos internautes et lecteurs ?

Je vous remercie encore une fois, j’espère une très bonne lecture poétique pour les internautes et lectures de «CLIJEC, le Mag», j’invite tous tout qui lit cet interview qu’il faut que nos intellectuels arrivent à avoir ce regard sur notre histoire, identité, la sociologie, l’anthropologie Africaine…etc. , donc développons ces éléments là, parce que ils se trouve que dans nos pays nous avons des gens qui sont instruits en français, ils pensent que tout nous vient de l’occident , nous avons des gens qui sont instruis en arabe, ils pensent que tout nous vient de l’orient , mais on a traité des gens qui analysent notre société en profondeur , surtout qu’on a très peu d’écrit, on est de culture orale nos ancêtres ont pas laissé beaucoup d’écrit , donc il faut faire parler les pierres, la nature, le texte ancien, il faut remettre en valeur notre culture.

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Commentaires

  • Admed
    • 1. Admed Le vendredi, 14 Juillet 2017
    Féléicitations Rachid.
  • Sadai Aicha
    • 2. Sadai Aicha Le dimanche, 16 Avril 2017
    Magnifique...

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